Quand le fleuve n’a de cesse que de rejoindre l’océan, qu’importe les méandres qu’il doit dessiner, il parvient à se jeter. Depuis notre rencontre en 1/8 de finale à Colomiers, j’ai compris que ces “canardeuses” étaient programmées pour monter à Paris… les visages et le non-verbal te parlent dans un vestiaire, c’est savoureux… Depuis ce 17 février à 15h, tous les tirs tentés par ces “hyènes de la gagne”, comportent un message déterminé : “je suis Bercy !”. Une véritable identité de jeu s’est puissamment constituée depuis cette performance aboutie lors de ce tour de coupe de France en Haute Garonne. La joie du tir a pénétré chaque cerveau du groupe. Le cran indispensable à la prise de responsabilité anime chaque femme de cette meute. La quête d’une contribution adroite transcende l’ensemble de ces lanceuses de missiles. Telles des rapaces du tir primé, elles ont admis que leur force singulière pouvait leur offrir le label “valable pour Bercy”. En 1/4 de finale contre le Feytiat du fin stratège Cyril Sicsic, comme en 1/2 finale contre le Sceaux de l’élégant roublard Christ Singleton, la chasse aux opportunités de tirs ouverts fût constante.

Ce groupe de galopeuses est maintenant convaincu qu’à défaut de puissance physique, l’ADN de l’expression jouée devra s’enraciner sur l’adresse et la vitesse. Assumer collectivement un tel projet de jeu “up-tempo small ball”, réclame une solidarité sans faille. Pour s’autoriser la gourmandise du shoot, il faut d’abord s’employer généreusement et conquérir collectivement la précieuse balle. Il s’agit ensuite de la partager à pleine vitesse pour conserver le fameux “temps d’avance”. Vite et bien c’est le plus dur… mais c’est aussi ce qui procure le plus de sensations. Alors quand tu es addict à l’adrénaline, que tu fouines à la recherche de la “fenêtre de tir”, tu dois soigner le langage de l’équipe : “la passe”. Vient alors le fameux moment du shoot… le ballon s’élève… et ton devoir d’équipier t’impose de perpétuer la quête du tir suivant. Seule l’implication au rebond offensif, intelligemment équilibré d’une préparation du repli défensif, peut te laisser espérer une nouvelle opportunité rapide de fouetter le ballon. L’action solidaire de présence d’équipières au rebond offensif, aide psychologiquement la shooteuse à exécuter la caresse joyeusement. Le relâchement du geste est décisif pour son efficacité, la joie d’être mandatée par l’équipe, participe à ce relâchement.

Chaque fois que cette troupe de scoreuses a pu dépasser 8 tirs à 3points cette saison nous avons gagné (exception faite à Feytiat malgré 11 tirs primés).
Contre Colomiers en 1/8 ème, 11 convertis.
Contre Feytiat en 1/4, 14 réussites.
Contre Sceaux, 13 filoches…

Qu’en sera t il à Bercy le 10 mai ? Venez nous voir nous préparer lors des 4 prochains matchs de championnat…”

Paco Laulhé

 

 

 

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